In sane
- Jean-Michel Imhof
- 11 sept. 2022
- 1 min de lecture

Milieu de siècle.
Dans ce monde,
Mon monde.
Un monde.
Lui qui me précède
Je le vois se perdre
S’effacer peu à peu
Fin d’un autre siècle.
Figure de père.
L’insouciance n’est plus permise
Plus rien n'est donné
Tout doit être obtenu
Arraché
Au prix de l’effort
Au prix du soi
Au prix du sang.
Plus de vrais choix
Mais des “faire ce que peut”.
Elle aussi disparaît.
Visage qui se rétrécit.
Force viscérale
Vitalité phénoménale
Elles aussi, amoindries.
Destin de mère.
La liberté.
Nous a-t-elle jamais vraiment animés ?
On est seul.
Ça ne veut rien dire.
Il est seul sur son chemin
Elle aussi qui pourtant l’accompagne
Je suis seul qui les voit disparaître.
Impuissants.
Tous
Nous sommes des impuissants.
Albert a toujours raison.
Un île de souffrance
Une île déserte.
Il y est seul
Cet homme
Le mien, le tien
Et tout le monde s en fout,
Qu’il souffre!
Chacun son lot
Sur son îlot.
Je la vois partout
La fin de la vie.
Le plus dur
Comme le plus beau
C’est de la voir partout aussi
Instantanément
Eclater
La vie.
S’échapper.
De toute façon il faut s’en aller
Le temps pèse,
Alourdit tout de son passage.
Le temps qui fait
Que rester
N est plus si indispensable
Si souhaitable.
Il avait tout compris Freddy
Qui veut vivre une éternité?
Insensé.
In sane.
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